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 Nihon no bunka no hanashi : dai ni ka

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Keiko Hanaden
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MessageSujet: Nihon no bunka no hanashi : dai ni ka   Sam 22 Juil 2017 - 4:25

日本の文化の話:第2課

« 日本の教育 »

Me revoilà avec le second « épisode » de la culture japonaise ! Cette fois-ci on va parler des cours ou plus exactement du système d’éducation. Je vous préviens tout de suite que c’est un sujet très « glissant » étant donné que je n’ai que peu d’information et qu’elles proviennent principalement des anecdotes de mes professeurs et de ce que j’ai pu voir et échanger.
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Keiko Hanaden
Bavard
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MessageSujet: Re: Nihon no bunka no hanashi : dai ni ka   Sam 22 Juil 2017 - 4:25

On a tous ce cliché de l’éducation à la japonaise que l’on perçoit à travers une très grande majorité de manga shoojo mais pas que, d’un système assez strict, avec le port de l’uniforme, des élèves qui se doivent d’écouter le professeur et qui travaille comme des acharnés et ce, même à l’université. Alors, oui et non. Il y a bien évidemment de très grande similitude, les auteurs de manga étant passé par là, ils vont bien évidemment retranscrire les grandes lignes de l’éducation à la japonaise, cependant, il y a aussi des divergences.
1. Le port de l’uniforme « 制服 (セーフク) ». Il est obligatoire depuis les premières classes (c’est-à-dire la maternelle) jusqu’au lycée. Chaque établissement à son uniforme et les parents doivent l’acheter dans des boutiques spécialisées. Autrefois le règlement de l’école dictait même la coupe de cheveux des filles et des garçons.

2. Les cours sont stricts. Alors, qu’on se le dise bien, cela vaut principalement pour le collège et le lycée. A l’université c’est loin d’être la même chose ! Les étudiants étant considéré comme des « adultes », les professeurs sont beaucoup moins strict… et il peut parfois y avoir un peu l’anarchy (et je sais de quoi je parle, j’assiste actuellement la professeur de français de l’université dans ses cours)

3. Les étudiants travaillent d’arrache-pied. Alors il est vrai que beaucoup d’étudiants, de primaire ou des collégiens ou lycéens, vont à des cours du soir pour pouvoir passer les concours d’entrées souvent plus compliqué que le niveau réel de l’établissement dans lequel ils vont (peut-être) rentré. Bien entendu, ils travaillent du coup énormément depuis la primaire jusqu’à l’entré en fac… Après, là…. Comment dire… ils glandent ? Ouais, j’y vais franco, mais je tiens ça de mes ami(e)s japonais. S’ils ont bossé 2h par jour c’est surement en période d’examen, mais pas avant. La seule année où ils sont occupés, c’est leur dernière année car ils ont un mémoire à écrire. C’est un peu pareil en Chine.

4. Ce point concerne plus quelque chose qui me tient à cœur entre guillemet. Au Japon, les étudiants n’apprennent pas d’autres langues avant l’université. En France on apprend dès la quatrième l’espagnol, l’allemand ou l’italien, mais au Japon, ils n’apprennent que l’anglais durant toute leur scolarité. Et encore, ils n’ont pas l’occasion de l’utiliser à l’oral. Alors certes ils apprennent la prononciation en cours, mais je peux vous assurer que poser des questions en total impro, ça leur pose problème. Dans la continuité, on a plus de matière qu’eux en règle générale.

Voila en gros ce que je peux me permettre de vous dire sur l’éducation à la japonaise. Si vous avez des questions n’hésitez pas, j’essaierais de vous répondre. Et encore une fois si vous avez une idée de sujet que vous aimeriez que je traite, c’est avec plaisir.
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Zenapher
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MessageSujet: Re: Nihon no bunka no hanashi : dai ni ka   Sam 22 Juil 2017 - 12:47

Sommaire comme tu avais prévenu ^^. Mais au moins ça remet en perspective ce que l'on voit dans les mangas/animes ce qui est déjà un bon début! Et puis c'est toujours intéressant Smile.

Encore une fois je vais me permettre de mettre mon grain de sel Razz. Tu seras bien évidemment invitée à critiquer si je suis à côté de la plaque ou carrément dans l'erreur!
Mon grain de sel concerne le "travaillent d'arrache pied" pour les étudiants. Déjà on te fait comprendre très tôt, dès que tu enfants, que tes actions vont ressurgir sur ta famille. Si tu es un mauvais élève alors la réputation de ta famille dans le quartier en souffrira et inversement. Ce qui est partiellement vrai mais ne l'est plus tant que ça (sauf pour les grandes familles éventuellement mais bon en France c'est pareil à ce tarif). Donc intégré une bonne école c'est aussi (surtout?) pour sa famille.

Ensuite au Japon il n'y a pas officiellement le principe de grandes écoles comme en France (ce qui est hérésie au passage). Après le lycée c'est l'université. Maintenant on va nuancé car il existe des "écoles spécialisées" qui sont privées et on ne va pas se caché sont un peu les grandes écoles. Et même au niveau des universités publics/semi-privées le classement est très rude même si le niveau n'y est pas forcément plus haut. Vous connaissez au moins certainement la célèbre université de Todai qui est un peu un mélange de l'ENA et de la Sorbonne en France (pour du hauts fonctionnaires). Prestige pour votre famille si vous y entrez!

La filière professionnelle existe bien évidemment et est même beaucoup plus mis en avant qu'en France. Comme dit par Keiko l'université est vue comme un univers de "glandeurs". Et pour parler de cette filière je vais parler un peu du tissu socio-économique. Écoles et entreprises ne sont pas plus liées qu'ailleurs mais le concept du "avoir un travail (à vie) en sortant de l'école" est très ancré dans les mentalités japonaises. Environ 80% des étudiants ont déjà un job avant d'avoir fini leurs études. Et pour cela les entreprises viennent dans les écoles pour faire leur marché. Elles vont essayer de séduire les meilleurs éléments pour avoir "les meilleurs employés". Les entrepreneurs vont souvent venir chercher leurs futurs employés dans leur ancienne école. Et il n'est pas rare du tout que les enfants soient embauchés dans l'entreprise où travail leurs parents donc si vous n'arriver pas à atteindre le niveau suffisant on retombe sur opprobre décrite plus haut (oui c'est très Zola-like). Ce sont LES grosses raisons d'être studieux durant sa scolarité.


Bon il n'y a rien d'exhaustif là-dedans. C'est juste une petite vue d'ensemble qui explique un peu le pourquoi du comment. Le système éducatif est un concept extrêmement récent au Japon qui ne date que de la seconde guerre mondiale. Avant ça n'existait pas vraiment/du tout. De plus, au Japon, il n'existe pas de "sous métier" comme balayeur en France. Il y a évidemment des postes de prestiges mais un balayeur est utile à la société donc les japonais considère sa profession. Les mentalités sont très différentes donc l'école est très différente.

J'espère que ces petits points en plus sont pertinents et renforcent bien ton propos Keiko Smile. Surtout, si je dis de la merde, corrige moi! Je ne voudrais que mes fausses connaissances pourrissent ton post.
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Keiko Hanaden
Bavard
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MessageSujet: Re: Nihon no bunka no hanashi : dai ni ka   Dim 23 Juil 2017 - 8:46

Dans l'ensemble ce que tu as ajouté est vrai. Après pour le fait que les entreprises démarchent directement, c'est peut-être le cas dans les grandes villes, mais ici, tous mes ami(e)s ont trimé pour trouver un boulot (japonais comme chinois). D'ailleurs, je me permets d'ajouter qu'ils le font généralement en début de leur dernière année, moment de l'année où ils sont le "moins" occupé.
Après je sais pas trop ce qu'il en est réellement, mais j'ai cru comprendre qu'intégrer un établissement privé (comme l'université dans laquelle je suis) à un peu plus de prestige aux yeux des japonais, mais ça c'est pas sûr.

Sinon comme tu l'as dis, les temps changent et les mentalités aussi, du coup les enfants finissent par décider ce qu'ils veulent faire et les parents les encouragent.

Et comme tu l'as dit c'est très récent. Avant c'était ce que l'on appelait les "terakoya". En gros seul les hommes avaient le droit d'apprendre et c'était principalement l'écriture et se faire sa propre perception de la société. Il y avait peu d'étudiants et plusieurs professeurs pour une classe.
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Zenapher
Ancien
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MessageSujet: Re: Nihon no bunka no hanashi : dai ni ka   Dim 23 Juil 2017 - 12:02

Hum en effet je me suis mal exprimé. Les entreprises ne viennent pas s'arracher tous les étudiants dans tous les établissements. Mais ça reste une pratique courante pour une partie non négligeable de la population (certes éventuellement concentré dans quelques villes). Ensuite comme tu viens de le dire les démarches pour l'emploi commencent au début de la dernière année d'étude. Ce qui fait que si ça abouti ils ont bien un emploi avant la fin de leurs études (ce qui rejoint la stat des ~80% qui au passage était de plus de 95% il y a quelques décennies ce qui pour les japonais est une crise importante). En France tu peux toujours courir pour démarcher une entreprise avant d'avoir ton diplôme! Bon à moins que tu ne sois à Polytech/ENA/Sorbonne/Centrale & Co.. J'ai raconté ça pour montrer la différence de mentalité et l'importance d'être studieux ^^.

Donc voilà. Merci pour ton post et content que mes ajouts appuient ton propos dans le bon sens sans raconté (trop) de conneries ^^.
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Niris
Bavard
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MessageSujet: Re: Nihon no bunka no hanashi : dai ni ka   Ven 28 Juil 2017 - 14:23

Keiko Hanaden a écrit:
j’assiste actuellement la professeur de français de l’université dans ses cours

Ah ouais tu fais quoi ? Smile

Keiko Hanaden a écrit:
Au Japon, les étudiants n’apprennent pas d’autres langues avant l’université. En France on apprend dès la quatrième l’espagnol, l’allemand ou l’italien, mais au Japon, ils n’apprennent que l’anglais durant toute leur scolarité

Je m'en était rendu compte en participant à un programme à la fac, quand la personne en face de toi ne comprend pas grand chose à la seule langue qui te permet de communiquer avec elle c'est galère ^^'

Du coup je me rend compte à quel point ça doit être dur pour les étudiants qui viennent chez nous en ayant fait peu d'oral et qui doivent en plus faire des stages intensifs de français.
Ça explique un peu pourquoi ils se risquent pas trop à venir vers nous ^^'
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Keiko Hanaden
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MessageSujet: Re: Nihon no bunka no hanashi : dai ni ka   Ven 8 Sep 2017 - 13:15

Désolé de mon manque de présence et donc de réponse ><' j'ai eu à ce moment-là entre autres le TOEIC, mes examens de fin de semestre et ma valise à préparer et puis je suis rentrée un mois, j'ai couru à droit à gauche et je suis retournée sur la terre du Soleil Levant x)

Dylan : on est d'accord x)

Niris : Tout ce qui est exercice de prononciation et je réponds aussi à ses questions quand elle parle d'un point et qu'elle me demande confirmation. J'y répond en général en japonais, sauf quand je sais pas comment l'expliquer clairement. Je l'ai aussi aidé à évaluer les étudiants sur leur prononciation. Donc j'ai pu les aider un peu avant pendant 10mn à corriger leur faute de grammaire et de syntaxe dans leur présentation. Sinon je l'aide aussi un peu avant à préparer le cours.
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Keiko Hanaden
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MessageSujet: Re: Nihon no bunka no hanashi : dai ni ka   Ven 17 Nov 2017 - 9:54

J'aimerais rajouter un point par rapport à ce que tu as dit Niris, après avoir "participer" (j'étais tout simplement dans le café de la fac quand il y a eu la présentation) à une présentation pour les étudiants souhaitant étudier à l'étranger.

A savoir que Kanazawa est jumelée avec Nancy hein, cependant, il n'y a aucun programme d'échange avec une quelconque fac en France... Alors qu'il y en a avec une fac en Allemagne et deux en Angleterre. Mais surtout l’Allemagne ! Pourquoi ? Parce que le premier problème c'est qu'on a très peu de cursus, outre ceux d'erasmus, qui sont dispensés entièrement en anglais. Cependant, les étudiants n'ont pas assez d'heure dans la semaine pour apprendre une langue en un semestre (techniquement, c'est pas en étudiant en cours 1h30/semaine que vous pourrez devenir bilingue). D'autant plus le français qui est truffé de particularité ("les poules couvent au couvent" par exemple). Bref, les étudiants japonais qui n'ont pas comme spécialité l'étude des langues ne peuplent donc que très peu nos bancs de fac Smile
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Zenapher
Ancien
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MessageSujet: Re: Nihon no bunka no hanashi : dai ni ka   Ven 17 Nov 2017 - 14:33

Camille si tu considères ce post comme étant toxique, hors sujet ou inapproprié tu as juste à demander et je l'efface. Ce n'est pas lié au Japon et je souhaite juste clarifié une situation. Je suis parfaitement conscient que cette réponse est borderline et je ne veux surtout pas créé de polémiques ou de débats.

Si vous allez en Allemagne ou en Angleterre vous verrez effectivement beaucoup d'étudiants étranger dans toutes les universités et, comme vous le savez déjà, il y en a relativement peu en France. Pourquoi? Ce n'est pas la langue car autant l'Angleterre pourquoi pas mais l'Allemagne? Ces deux pays ont des démographies assez faible et refusent l'immigration. Pourtant ils en ont besoin. Donc "quitte à importer des gens autant qu'ils soient déjà civilisés". C'est un peu la mentalité de ces pays quand on le dit crument. La France ayant gardé de relatives bonnes relations avec ses anciennes colonies n'a pas ce problème.
Cela dit au passage au Japon ce n'est pas mieux qu'en Allemagne ou en Angleterre. C'est même plus extrême quoique différent.


Et sinon le jumelage avec Nancy consiste en quoi? Tu as des infos à ce sujet? Un jumelage pour ne pas avoir d'échange ça ne sert à rien non? A moins que ce soit juste cool d'avoir un jumelage avec une ville française... Ça ne serait même pas si étonnant lol.
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Keiko Hanaden
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MessageSujet: Re: Nihon no bunka no hanashi : dai ni ka   Lun 20 Nov 2017 - 8:07

Le Japon est justement en train de revoir sa politique d'immigration, mais ça va rester assez "élitiste" j'ai envie de dire (en gros tu parles pas la langue, t'as moins de point que le mec qui a réussi le N1 ... même s'il est chinois et qu'en réalité il parle quasiment pas la langue). Je vais pas trop m'étendre car j'y connais pas grand chose encore.

Aucune fichtre idée ! (rire) il est plus là pour faire jolie j'ai l'impression ^^' J'ai pas beaucoup d'info à vrai dire. donc je peux pas te dire en quoi consiste réellement le jumelage.
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